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Vera MILES (1929)

Vera Miles

Son rôle le plus célèbre, elle le tint dans le fameux film d'Alfred Hitchcock, «Psychose», incarnant cette jeune femme partie à la recherche de sa soeur dont la route avait croisé celle du maléfique Norman Bates.

Pendant une bonne décénnie, Vera Miles personnifia la femme moyenne américaine, épouse parfaite, non dénuée de charme, toute dévouée à son valeureux époux.

A tout prendre, une séries de personnages plus intéressants que ceux que Walt Disney lui réserva dans la dernière partie de sa carrière …

S31 - Vera Miles, star malgré elle …

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En passant par Hollywood …

Vera Ralston est née le 23-8-1929, à Boise City, une petite ville de L'Oklahoma qui devait, quelques mois plus tard, subir de terribles dévastations causées par un énorme nuage de poussière. Ses parents, de condition modeste, lui imposent une éducation rigoureuse.

Adolescente, elle n'en participe pas moins au concours de beauté de son collège. Gagnante, elle vise le titre de «Miss Amérique», obtenant une place d'honneur et un contrat de six mois avec les studios RKO. Mais son véritable patronyme est déjà mis à l'honneur (?) par une actrice d'origine tchèque. Épouse depuis 1948 de Robert Miles (dont elle aura deux filles avant de divorcer), Vera se fera donc connaître sous son nom d'état civil.

C'est ainsi, qu'elle apparaît à l'écran dès 1951 dans «Les coulisses de Broadway», dont la vedette féminine n'est autre que Janet LeighJanet Leigh (déjà ?). (NB : La participation de Vera au film de John Ford, «When Willie Comes Marching Home», n'est qu'une figuration incertaine).

N'imaginant pas réussir au cinéma, la jeune femme s'inscrit à l'Université, envisageant une carrière dans l'enseignement.

Toi Tarzan ? … Moi j'aime! …

En 1952, elle est sollicitée par l'acteur/réalisateur Paul HenreidPaul Henreid et apparaît en bonne place au générique de «Entre hommes».

Pendant quelques années, sa carrière va végéter, connaissant des hauts (un premier rôle féminin dans «The Rose Bowl Story») et des bas (à peine citée au générique de «So Big»), sans jamais véritablement décoller.

En 1954, Vera Miles tourne un film d'aventures africaines, «Tarzan's Hidden Jungle», sans plus d'intérêt que les autres oeuvrettes du même genre, si ce n'est pour elle que le Johnny Weissmuller du moment, Gordon Scott, devient son deuxième époux. Un fils, Michael, naîtra de cette union en 1957. Le divorce sera prononcé en 1959.

En 1955, Vera Miles tient le premier rôle féminin de l'attachant western de Jacques Tourneur, «Wichita/Un jeu risqué».

L'état de grâce …

Cette même année, Vera Miles travaille pour la première fois avec le réalisateur américain d'origine britannique, Alfred HitchcockAlfred Hitchcock, tournant l'épisode intitulé «Revenge» de la série télévisée «Alfred Hitchcock Presents». Toujours en 1955, John Ford lui propose un contrat de 6 mois et l'engage pour son prochain western, «The Searchers/La prisonnière du désert)». L'actrice entame alors la période la plus riche de sa carrière. Dans les six années qui la séparent de 1962, elle va aligner à son palmarès filmographique quelques un des plus beaux films américains des années cinquante.

En 1957, Alfred Hitchcock, déjà en quête de la blonde éternelle,  la rappelle pour incarner l'épouse d'Henry Fonda dans ce merveilleux film que demeure «Le faux coupable». Son interprétation est si remarquable qu'elle est pressentie pour tenir le (double?) rôle féminin du film suivant du maître, «Vertigo», mais doit abandonner le projet en raison de sa grossesse. Elle sera remplacée par Kim NovakKim Novak.

Reprenant les chemins des studios en 1959, elle apparaît dans deux oeuvres intéressantes, «La police fédérale enquête», réalisée par Mervyn Le Roy et interprétée par James Stewart, et le film que Dino De Laurentiis offre à son épouse Silvana ManganoSilvana Mangano, «Jovanka e le Altra/Cinq femmes marquées». Le rôle exige que ces dames finissent le crâne rasé : ce sera fait sans truquage.

Et c'est ainsi que, dans ce qui restera son rôle le plus célèbre, elle interprète Lila Crane, jeune femme en quête du destin de sa soeur Janet LeighJanet Leigh et John GavinMarion Crane/Janet Leigh, dans «Psychose» affublée d'une perruque!

Car il faut bien se souvenir que, dans cette oeuvre célèbre, Janet Leigh/Marion Crane apparaît dans la première partie, avant de subir la sauvage agression que l'on sait. L'enquête qui mènera à l'arrestation de Norman Bates/Anthony Perkins est menée par Sam Loomis/John Gavin et Lila Crane/Vera Miles.

Le 16-7-1960, à nouveau divorcée, Vera épouse l'acteur Keith Larsen.

En 1962, dernier grand rôle, elle est l'amie, puis une seconde fois l'épouse de James Stewart dans le célèbre western de John Ford, «L'homme qui tua Liberty Valance». Le roi borgne illustre parfaitement ce que fut sa règle de conduite : "Quand la légende est plus belle que la réalité, je filme la légende".

Vera chez Mickey …

En 1963, Vera Miles entame une collaboration de 6 films avec les studios Disney, qui se poursuivra jusqu'en 1974 : «Les pas du tigre») (1963), «Calloway le trappeur» (1964), «Follow Me, Boys/Demain des hommes» (1966), «Le pays sauvage» (1970), «Le petit Indien» (1973), «The Castaway Cowboy» (1974).

Elle entretient parallèlement une importante activité théâtrale et télévisuelle (séries «Le fugitif», "L'homme de fer", …), n'apparaissant plus que dans des films secondaires, voire mineurs, dont celui réalisé en 1968 par son époux Keith Larsen, «Mission Batangas/Dans l'enfer de Corregidor». Elle en divorce d'ailleurs en 1971 pour épouser, en 1973, le réalisateur Robert Jones.

Peu à peu, Vera Miles s'éloigne des studios de cinéma. Pourtant, en 1982, elle accepte de tourner la suite de «Psycho», Psycho 2, dans lequel elle retrouve Anthony PerkinsAnthony Perkins. Elle apparaîtra encore dans quelques films avant de se retirer dans son ranch de Calabasas, en Californie.

Documents

Sources: Documents personnels, Imdb, plusieurs images glanées çà et là, dans divers ouvrages ou sur la toile, au cours de nombreuses années de vagabondage, et dont je n'ai pas toujours gardé trace de l'origine.

© Christian Grenier, février 2005
(Ed.6.3.1 : 18-9-2013)