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Junie ASTOR (1911 / 1967)

Junie Astor

Récipiendaire, en 1937, du premier prix Suzanne Bianchetti, la jeune actrice Junie Astor ne connut pas un succès à la hauteur de cette espérance.

Danseuse à ses origines artistiques, elle se tourna vers le cinéma sous d'heureux auspices, avant de se voir reléguer aux seconds rôles dans des films de plus en plus obscurs.

Mais ses premières prestations nous la rendent à jamais inoubliables, et nous lui saurons gré de son implication dans l'exploitation de quelques salles de cinéma.

S28 - Junie Astor, une jeune actrice prometteuse …

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Biographie succinte …

Cette actrice française est née à Marseille, le 21-12-1911 selon Yvan Foucart, rédacteur du fameux et monumental ouvrage Dictionnaire des comédiens français disparus, le 21-12-1912 pour le reste du monde. Dans ce cas de figure, il est assez rare que les plus nombreux aient raison !

Fille de danseuse, Junie Astor étudie très tôt la danse classique, avant d' entrer au Conservatoire d'Art Dramatique.

Il semble qu'elle fit sa première apparition sur scène dès 1930. Toujours est-il qu' elle interprète son premier film en 1933.

En 1937, suite à sa performance dans le film de Raymond Bernard, «Le coupable», elle est récompensée par le prix Suzanne Bianchetti, accordé chaque année à une actrice française au talent prometteur.

Pendant six ans, elle fut l'épouse du réalisateur Bernard De Latour, avec lequel elle fonda la compagnie de production Astor Films.

Très tôt, elle s'occupa d 'exploitation cinématographique. Vous lirez un peu plus loin que, dès 1949, elle était la directrice d'une salle qui portait son nom, «l'Astor». Une activité à laquelle elle se consacrera pleinement lorsque son métier d'actrice ne lui donnera plus la même satisfaction, prenant également la direction d'un autre cinéma parisien, le «Rio Opéra».

Yvan Foucart et le reste du monde s'accordent à dire que Junie Astor décèda le 22-8-1967, au cours d'un accident de la circulation.

Carrière à l'écran …

Nous l'avons dit, Junie Astor débute sa carrière cinématographique en 1933.

Elle tient son premier rôle important en 1934, lorsqu'elle paraît dans «Adémaï aviateur», de Jean Tarride, aux côtés de Noël-Noël et Fernandel. Le film n'est pas un chef d'œuvre, mais il laisse des traces dans l'histoire du septième art.

On remarque également la jeune actrice, en 1936, au milieu d'une myriade d'artistes (Danielle Darrieux, Valentine Tessier, Eve Francis, Betty Stockfeld …) dans le «Club de femmes» de Jacques Deval. Trois ans avant «The Women» de George Cukor, la distribution a la particularité de ne présenter, aux milieu de ces dames du club, qu'un seul acteur, Raymond Galle.

Jean Renoir lui fait confiance et lui offre le second rôle féminin des «Bas-fonds». Sa prestation suivante, «Le coupable» de Raymond Bernard, lui vaut ce susdit prix Suzanne Bianchetti, le premier de l'histoire, créé par l'historien René Jeanne et réservé à une jeune actrice prometteuse.

Mais ces promesses ne furent pas véritablement tenues.

Certes, Junie apparaît encore en tête d'affiche, notamment dans «Battement de coeur» de Henri Decoin (1939), avec Claude Dauphin, «Adrienne Lecouvreur» de Marcel Lherbier (1938), ou les trois films italiens auxquels elle apporte sa contribution à l'aube des années quarante, «Il carnevale de Venezia», «Tutto per la donna», «Un mare di guai». Mais elle doit se contenter des rôles secondaires dans des oeuvres plus “importantes”: «Noix de coco» avec Raimu, «L'éternel retour» avec Jean Marais et Madeleine Sologne, dans lequel elle fait une prestation pourtant remarquée  …

Seul Bernard De Latour, son (ex-?)-mari, la met en valeur dans un «Du Guesclin» (1948) incarné par Fernand Gravey.

La fin fut moins délectable, qui se terminera sous les caméras de Maurice Boutel («Business», «Interpol contre X», «L'homme de l'Interpol») ou de José Benazeraf (oui, le futur réalisateur de films “X”) dans «Joe Caligula», un film longtemps interdit pour obscénité et violences gratuites.

Un article de presse …

Non, Junie Astor ne fait pas la “une“ du N° 125 de la revue «Mon film», paru le 12-1-1949. C'est Josette Day que vous pouvez y admirer.

Mais, dans ce même numéro, notre vedette fait l'objet d'une interview menée par la journaliste Paule Marguy. Un entretien entre femmes, comme celle-ci le fait bien sentir …

Rendez vous sur l'onglet "article" pour en savoir plus …

Documents

Sources : Documents personnels, Imdb, plusieurs images glanées çà et là, dans divers ouvrages ou sur la toile, au cours de nombreuses années de vagabondage, et dont je n'ai pas toujours gardé trace de l'origine.

© Christian Grenier, novembre 2004
(Ed.6.3.1 : 11-9-2013)