THE FOUNTAINHEAD
(Le Rebelle)
de King Vidor - USA, 1948
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Inspiré de la vie et de l’œuvre de l’architecte Frank Lloyd Wright (1869-1959), «Le rebelle» est d’abord un grand roman de C’est à la fin de la seconde guerre mondiale, que le grand nabab Dans un télégramme envoyé à Jack Warner, Barbara Stanwyck manifesta sa colère pour avoir été évincé du casting et rompit subitement son contrat avec la Warner. Bette Davis convoitait aussi le rôle mais elle fut jugée trop vieille pour interpréter Dominique Francon, elle se consolera l’année suivante dans le rôle inoubliable de Rosa Moline dans «La garce» toujours du même réalisateur King Vidor. Ayant été enthousiasmé par le roman, l'épouse de de Gary Cooper, Rocky Dans son autobiographie «1 Tree is a Tree» Étrangement, la version cinématographique est très différente du best seller sorti en 1943, chose d'autant plus curieuse que la romancière Ayn Rand écrivit elle-même le scénario. En 1951 la presse à scandales dévoile aux Américains les relations extraconjugales existant entre Gary Cooper et Patricia Neal, une liaison jusqu'alors gardée sous silence depuis «Le rebelle» et dont la révélation donnait un piment supplémentaire à la vision du film. Auparavant Patricia Neal aura tourné à nouveau avec lui dans «I’ts a great feeling» (1949), une comédie publicitaire inepte, et «Le roi du tabac» (1950) de Michael Curtiz. «Le rebelle», destiné aussi à relancer la carrière de Cooper et faire de Patricia Neal une nouvelle star, fut un échec commercial. Un coup dur pour Jack Warner qui ne s’y attendait absolument pas. Dans «La mort aux trousses», Hitchkock utilise le style Wrightien pour représenter la luxueuse demeure de l’inquiétant espion international Philipp Vandamm, interprété par James Mason. En France «Le rebelle» sortit en mars 1950 totalisant près de 1 100 000 entrées. Deux mois plus tard sortira «Autant en emporte le vent» avec approximativement 17 000 000 d’entrées, un record. Pour finir, écoutons King Vidor : "Dans ce film, la qualité divine de l’artiste est un sujet qui m’a toujours intéressé. Autrement dit, l’univers entier prend source dans l’individu et ce dont il est conscient devient réalité. Ce dont il n’est pas conscient n’existe pas. C’est étrange qu’on m’ait choisi pour le diriger car c’est un sujet auquel j’avais toujours réfléchi et que je mijotais tout en n’étant pas d’accord avec l’approche de Ayn Rand." Sources : Documents personnels, plusieurs images glanées çà et là, dans divers ouvrages ou sur la toile, au cours de nombreuses années de vagabondage, et dont je n'ai pas toujours gardé trace de l'origine. |

Ayn Rand
Jack Warner





