LA PETITE HISTOIRECe film est le fruit d'une association entre le réalisateur Le film eu une très bonne audience en Angleterre et on peut affirmer que c'est leur premier chef-d'uvre. Bien d'autres suivront comme «Le narcisse noir», «Les chaussons rouges» ou encore «Les contes d'Hoffmann». «Une question de vie ou de mort» est d'abord, et avant tout, un film de commande officielle du gouvernement britannique - pour être plus précis, du ministre Jack Beddington -, selon les dire de Powell lui-même: une uvre diplomatique pour entretenir les relations américano-anglaise, traitée d'une façon sérieuse par Powell mais saupoudrée par des éléments de comédie par Pressburger. Le projet du film date de 1944 mais, à l'époque, les pellicules technicolors étant réquisitionnées par l'armée, il fallut attendre la fin des hostilités pour entreprendre ce film dont l'idée de base était de dissocier la terre et le paradis l'un en couleurs et l'autre monochrome. «Une question de vie ou de mort», d'après Michael Powell lui-même, prend une place importante parmi toutes ses réalisations, soulignant notamment son contenu innovateur pour l'époque, annonciateur d'autres chefs-d'uvre à venir. Le chef opérateur Jack Cardiff le considère comme une fantaisie extravagante et pleine d'esprit aux décors merveilleux en Technicolor et magnifiquement interprétée. Le journal de bord d'un aviateur anglais qui avait réellement survécu à une chute d'avion dans la mer, passa réellement entre les mains d'Emeric Pressburger qui, avec Powell, a développé ce personnage réclamé aussi bien par le ciel que par la terre avec l'intention de rendre les deux royaumes aussi vrais que possible. Quelques inspirations au sujet de l'état médical de Peter proviennent du livre autobiographique «A journey round my skull (un voyage autour de mon crâne)» écrit par un romancier hongrois, Frigyes Karinthy. L'escalator énorme, liant ce monde avec l'autre, appelé "opération Ethel", a demandé trois mois de construction et coûté 3.000£ (en 1946). "Ethel" avait 106 marches, commandé par un moteur l'entraînant dans un seul sens de marche. (Vers le haut bien sur.) Richard Attenborough fait une brève apparition au début du film dans le rôle d'un aviateur anglais arrivant au paradis. Aux EtatsUnis le film fut exploité sous le titre de «Stairway to heaven». Malgré les compliments élogieux à la suite de sa présentation à la Cinémathèque Française juste après la guerre, le film sort en France deux ans plus tard (septembre 48). La critique française est très partagée. En salle, moins de 150 000 milles personnes allèrent le voir. Fernand Cabrelli, mars 2006 |

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(Ed.4.5.1: 12-8-2008)