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Veit HARLAN (1899 / 1964)

L'Encinémathèque

Si Leni Riefenstahl tourna, sous la protection de Hitler et loin des atteintes de son ministre de la propagande, des images proches de sa sensibilité, Veit Harlan nous apparaît, bien au contraîre, comme le serviteur docile d'un homme qu'il qualifia lui-même de diabolique, le Dr. Josef Goebbels.

Depuis longtemps, je souhaitais, m'appuyant sur son autobiographie, vous narrer la vie et la carrière de ce réalisateur maudit. Mais, n'ayant pas la science de l'Histoire et les moyens de mener une enquête contradictoire, j'hésitais sur la façon de procéder.

J'ai finalement choisi de laisser la parole à l'intéressé lui-même et le jugement final à votre perspicacité. Solution de facilité, sans doute, mais également d'humilité. Quelle que soit la véracité des faits, je me suis attaché à ne pas trahir les propos de leur auteur, ne cherchant jamais à les contredire, même lorsque ils ont pu m'irriter, ou à les compléter. A cet effet, pour les phrases les plus importantes, je me suis attaché à reproduire les mots de la traduction française.

Enfin, j'encourage tous les lecteurs à se procurer, s'ils le peuvent, l'autobiographie écrite en 1962 par Veit Harlan et publiée en France aux éditions France-Empire en 1974, «Le Cinéma Allemand selon Goebbels». Cet ouvrage, dont le présent dossier se veut un fidèle résumé, constitue par ailleurs un témoignage édifiant sur la personnalité du Dr. Goebbels, qui n'est pas le sujet de ce travail.

Le web-maître, Christian Grenier

R28 - Moi, Veit Harlan, l'Oeil de mon Maître …

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Enfance et adolescence …

Je suis né le 22-9-1899, à 21h15, à Berlin Charlottenburg, Savignyplatz.

Mon père, lui-même fils d'un riche banquier, fut d'abord avocat, avant de se déclarer poète. Il devint un auteur dramatique connu. Ma mère, très jeune, eut l'ambition de devenir actrice. Mais, enfant naturelle, ce qui était mal vu à l'époque, elle ne put réunir les moyens nécessaires à son ambition. Vendeuse dans un salon de dégustation de café, elle rencontra mon père et devint une bonne épouse, puis une mère adorée.

Grâce aux activités de mon père, je fus le témoin de l'avènement de Max Reinhardt. De nombreux grands acteurs fréquentaient note maison, comme Albert Basserman, Werner Krauss, Emil Jannings … Et même Fedor Chaliapine et le grand Caruso.

Lycéen, ayant déjà l'ambition de devenir metteur en scène, je fis de la figuration théâtrale pour observer Max Reinhardt. Je fis plus tard la connaissance du grand metteur en scène russe Stanislavski, venu présenter «les Trois soeurs» de Tchekhov, avec le théâtre de Moscou. Suivant les conseils de Reinhardt, je décidai de devenir acteur afin de mieux comprendre les comédiens.

En 1916, je m’engageais comme volontaire. Mobilisé sur le front français comme interprète, je fis la connaissance d'une charmante institutrice, Lucille. La guerre terminée, et perdue pour mon pays, je fus rejeté en tant qu'Allemand. De ces amours devait naître un fils, qui vit encore en France.

Comédien et acteur …

Démobilisé, je fus présenté à Friedrick Kaissler, directeur du théâtre Volsbühne, dont je fus membre de la troupe de 1919 à 1922. Vers cette époque, j'épousais l'actrice Dora Gerson. Mais notre mariage ne devait pas durer, la famille de ma femme faisant pression parce que je n'étais pas de confession juive. Un divorce s'ensuivit, dont je ne compris pas la raison profonde.

De 1923 à 1933, je fus membre de la troupe du théâtre d'état de Berlin, où l'on me confia des rôles merveilleux.

En 1927, je fis ma première apparition au cinéma dans un film de Ludwig Berger, «les Maitres Chanteurs».

En 1929, j'épousai Hilde Körber, qui me donna trois enfants: Thomas-Christoph, Maria-Christiane (NDLR: future actrice sous le nom de Maria Körber) et Christa-Suzanne.

J'ai épousé une Ombre …

Je vis Hitler pour la première fois le 1er mai 1933, à Berlin, où il déclamait un discours. A cette occasion, j'aperçus - de loin également - ce démon de Dr Goebbels, dont le destin devait définitivement entraîner le mien. Que n'a-t-il pas éternellement gardé la même distance envers moi !?

En 1934, je décidai de passer enfin à la mise en scène. Prenant congé du Staatstheater, j'entrai modestement au théâtre du Schiffbaerdamm, pour lequel je mis en scène une comédie burlesque, «Le Mariage au bord de la Panke». Cette pièce contenait quelques passages moqueurs à l'égard du Premier Ministre Hermann Goering, qui me valurent un blâme et la prise de conscience que quelque chose de profond se passait en Allemagne.

Ma deuxième mise en scène théâtrale, «Krachim Hinterhaus (Grabuge sur la Cour)» devait donner naissance à la proposition que l'on me fit de réaliser le film homonyme, que je tournai en onze jours! Le succès qu'il remporta décida de mon orientation vers la réalisation cinématographique. Les premiers succès commerciaux que j'enchaînais dans ce domaine me permirent d'avoir la maîtrise absolue sur la distribution et la conception de ces oeuvres. Ainsi, lorsque le rôle le justifiait, je pus offrir à mon épouse de travailler à mes côtés: «Maria die Magd (la servante Maria)» (1936) et «Der Herrscher / Crépuscule» (1938).

«La Sonate à Kreutzer» (1937) eut l'avantage de plaire au grand comédien Emil Jannings, qui exigea mon concours pour «Crépuscule» (1937), sur un scénario de Thea Von Harbou. Nous eûmes, Emil et moi, quelques difficultés de compréhension, qui se dissipèrent rapidement. Plus grave, le Ministère de la Propagande détacha deux observateurs sur le tournage. L'étau du national-socialisme ensserait la culture de ses mors maléfiques. A ceux qui me rétorqueraient que j'aurais pu quitter l'Allemagne, je répondrais: "Mon coeur est allemand; c'est en Allemagne que je suis chez moi".

Le film ayant été récompensé du "Prix de la Nation", nous fûmes amenés, Jannings et moi, à rencontrer le Führer, en présence de Goëbbels (1-5-1937). A cette occasion, je pus mesurer l'intensité du pouvoir de suggestion hypnotique émanant de ce dirigeant hors normes.

Kristina …

Préparant le tournage de «Jeunesse», je déposai une demande d'autorisation pour créer ma propre société de production, projet que Goebbels fit capoter à la suite de mon refus d'entrer au Parti National-Socialiste. Adapté à nouveau avec la collaboration de Thea Von Harbou, le scénario de «Jeunesse» me fournit l'occasion d'offrir le rôle principal à une jeune actrice suédoise que j'avais remarquée par ailleurs, Kristina Söderbaum. Mais l'aspect religieux de cette oeuvre ne plut pas au Fûhrer et je dus en modifier la fin, au grand regret de l'auteur, Max Halbe.

Ma réalisation suivante, «Sans Laisser de traces», fut bien mieux reçue, nous valant, à Kristina et moi-même, les félicitations suprêmes et me permettant d'accéder au titre de docteur.

«Le Voyage à Tilsitt» (1939), tiré d'une nouvelle de Hermann Sudermann déjà adaptée à l'écran («Sunrise/L'Aurore», FW Murnau, 1928) fut à l'origine d'une sévère altercation entre Goebbels et moi-même. Le film traitant le sujet de l'adultère, le Ministre me reprocha d'avoir instillé des éléments de ma vie privée dans l'histoire. Certes, je divorçais, à l'époque de mon épouse, Hilde Korber, pour me rapprocher sentimentalement (et civilement) de Kristina Söderbaum, mais les véritables raisons de la fureur de Goebbels étaient autres: j'avais refusé d'épouser - en blanc - sa maîtresse, l'actrice tchèque Lida Baarova, avec laquelle il souhaitait pousuivre sa liaison à l'abri de mes (fausses) cornes.

Après le tournage de «Coeur immortel» (1939), j'épousai enfin Kristina. Mais sa grossesse ne lui permit pas d'apparaître dans «Pedro doit être pendu», film qui, après bien de multiples difficultés, ne sortit qu'en 1941 dans une version mutilée.

"Le Juif Süss" …

En 1935, Goebbels avait confié aux réalisateurs allemands la tâche de propager l'esprit du national-socialisme. Après l'invasion de la Pologne et la déclaration de guerre des Alliés, la suggestion se fit plus pressante et apparurent alors des films antisémites. «Le Juif Süss», mis en chantier par le Dr. Brauer, était inspiré de la véritable histoire du Juif Süss Oppenheimer. Après avoir révoqué Brauer, Goëbbels me demanda de reprendre le film. J'avançais de multiples excuse pour refuser la "patate chaude", mais rien n'y fit: ma décision de me porter volontaire pour le front fut elle-même rejetée!

C'est donc sur un "ordre de réquisition" que mon épouse et moi même entrepriment ce film. A l'époque, les persécutions qui devaient entraîner six millions de Juifs vers la mort n'étaient pas connues et nous n'eûmes pas la mesure de la gravité de cet événement. Emil Jannings et Willi Först refusèrent d'entrer dans la distribution. Werner Krauss tenta également une ruse en ce sens, qui se retourna contre lui: il tiendrait un double rôle! Quant à Ferdinand Marian, il suffit d'une entrevue avec Goebbels pour que, terrorisé, il ne vit plus aucune objection à incarner le personnage principal!

Je me documentais sur les faits historiques et lus le roman que Wilhelm Hauff avait tiré de l'affaire. Que Süss fut pendu à la fin du film était une vérité historique.Il me fallut toutefois insérer des passages entiers écrits pas Goëbbels lui-même. Le "crayon vert ministériel" avait force de loi. Cependant, nous veillâmes à laisser l'antisémistisme aux antisémites (c'est-à-dire aux Nazis). Ainsi, chaque spectateur pourrait juger qui se comportait bien et qui se comportait mal.

Le résultat final mécontenta fortement Goebbels qui me demanda de reprendre une bonne partie de mon travail. A la suite de mon refus, le film fut mutilé, certaines séquences post-synchronisées de propos plus virulents. L'oeuvre, soutenue par une presse servile, put ainsi être déclarée "d'intérêt public".

«Le Juif Süss» (1940) reflète l'époque où il fut réalisé au lieu où il fut réalisé . Tourné sous l'écho des slogans antisémites qui inondaient les médias, il demeura présent lorsque les clameurs se turent. Pour mon plus grand malheur …

"Kölberg" …

Je reçus l'ordre de réaliser un film sur Frédéric Le Grand. Produit par la Tobis, avec des moyens énormes, «Le grand roi» (1942) s'annonçait comme un succès potentiel. Mais il fut interdit pour "manque de conscience politique"! Une fin, falsifiant les faits historiques les plus connus, me fut imposée, qui valut pourtant à l'oeuvre la "Coupe Mussolini du meilleur film étranger" à la Biennale de Venise, et le titre de "Film de la Nation" !!!

«La ville dorée» (1942), tourné pour la UFA, fut mon premier film en couleurs, et le deuxième de l'histoire du cinéma allemand, après «La belle diplomate» (Georg Jacoby, 1941). Encore une fois, Goebbels tripatouilla mon découpage, imposant ces mots dans la bouche de Kristina: "Je n'ai pas suffisamment aimé ma patrie. C'est pour cela que je dois mourir". Néanmoins, présenté à la Biennale de Venise, le film remporta un énorme succès et mon épouse reçut la Coupe Volpi de la meilleure intérprétation.

En 1942, je concevais une nouvelle technique de tournage qui me permit de produire simultanément «le Lac aux Chimères» et «Offrande au bien-aîmé» (1943) en utilisant le même couple d'acteurs, Carl Raddatz et ma chère Kristina.

En 1943, Hitler ordonna l'entreprise d'un grand film sur la bataille de Narvik. Mais l'aventure, déjà reprise par la presse britannique, s'annonçait si dangereuse que les plus haut dignitaires de l'armée s'opposèrent à ce projet insensé. A cette époque, devant la tournure de la situation en Allemagne, Kristina et moi entreprimes une démarche afin que mon épouse, Allemande par son mariage, puisse retrouver sa nationalité suédoise. Couronnée de succès, cette manoeuvre restée secrète la mettait hors d'atteinte du Dr. Goebbels.

C'est encore Hitler qui fut à l'origine de «Kohlberg». La mobilisation de la population des habitants de cette cité contre l'envahisseur impérial Napoléon, en 1807, ne pouvait que susciter l'enthousiasme des dirigeants nationaux-socialistes. Aussi, le Führer exigea que l'armée se mit entièrement à ma disposition. Doté d'un budget illimité, le film coûta finalement huit millions et demi de marks. L'on me permit d'utiliser la couronne de Charlemagne, ainsi que le sceptre et le globe impérial. Le grand Heinrich George, convaincu aux thèses nationalistes, incarna le bourgmestre Nettelbeck tandis que le rôle du général Gneisenau échut à Horst Caspar, jeune premier en vogue. Kristina figurait Maria, la fille du paysan. Pour les scène de foule, bien que nous fûmes en pleine guerre, on me fournit finalement 6 000 chevaux et 187 000 soldats! Goebbels avait sans doute voulu que je fisse une oeuvre appelant à la résistance civile contre un envahisseur bien vite contemporain, mais j'affirme avoir fait de mon mieux pour montrer la cruauté et l'horreur des guerres.

En novembre 1944, le film terminé subit malheureusement de profondes modifications qui en changèrent notablement le ton. Il fut présenté pour la première fois le 30 janvier 1945 dans la forteresse Atlantique de La Rochelle (France) et le lendemain à Berlin, où la plupart des salles d'exclusivités n'étaient plus qu'un amas de ruines. Quelques semaines plus tard, la ville actuelle de Kolberg, après quinze jours de résistance acharnée, finissait entièrement détruite.

"Une innocence coupable" …

En mars 1945, sous les bombardements, nous réussîmes à évacuer notre fils Kristian vers la Suède tandis que nous nous installâmes, Kristina et moi, à Hambourg, chez des amis suédois.

Le 1er mai 1945, après avoir tué son épouse et ses enfants, Goebbels se brûlait la cervelle.

Rentré chez moi, et n'ignorant pas que j'aurais des comptes à rendre, j'attendis que mon cas soit examiné. En préambule, je fus la cible des medias et des vengeurs qui m'accablaient d'articles injurieux et d'appels téléphoniques menaçants. Je fis plusieurs séjours en prison d'où Kristina, qui venait de me donner notre second fils Casper, parvint chaque fois à me faire sortir.

Enfin, en 1948, une commission spéciale de dénazification me rangea dans le groupe des personnes qui, après examen, avaient été déclarées innocentes. Cette décision parut inacceptable au point que plainte fut déposée contre moi auprès du procureur de Hambourg. Entre-temp, je mettais en scène - anonymement - une pièce angaise, «les Yeux de l'Amour», avec mon épouse en vedette. Bien qu'elle triomphât sur le plan financier, elle fut trainée dans la boue par la critique car nul n'ignorait le rôle que j'y tenais dans l'ombre.

Lors de ce premier procès, j'eus la surprise de voir déposer contre moi des confrères que je croyais amicaux - Carl Froelich, Erich Engel - tandis que d'autres - Gustav Grungens, la veuve de Ferdinand Marian - me vinrent en aide. Une importance particulière fut accordée à la question de savoir qui était à l'origine du «Juif Süss». Bien que troublé par des incidents organisés, le procès se termina par mon acquittement, le tribunal allant jusqu'à conclure que le film ne pouvait être considéré comme un crime contre l'humanité.

Hélas, ce dernier attendu pouvait faire l'objet d'un recours. A l'issue d'un second procès tenu à Cologne, je fus reconnu non coupable avec preuves à l'appui, tandis que le film fut qualifié de "criminel". Mais les esprits ne se calmèrent pas pour autant et nous nous retrouvâmes bientôt sans ressources …

Déchéance …

Ce n'est pas sans difficultés que je pus, en 1950, prendre à nouveau place derrière une caméra, de l'autre côté de laquelle se tenait à nouveau Kristina. Malgré le succès de «l'Amoureuse Eternelle», des manisfestations éclataient çà et là, qui ébranlèrent la confiance des producteurs envers ma personne. Ainsi, le contrat qui liait notre couple fut dénoncé après le tournage de «Hanna Amon» (1951) et nous fûmes plusieurs années sans tourner.

En 1953, les troubles reprirent de plus belle tandis que je réalisais une comédie, «Die Blaue Stunde». En espérant que les choses se calmeraient, nous nous engageâmes auprès d'une autre compagnie pour tourner aux Indes un film en deux époques: «le Tigre de Colombo» et «la Prisonnière du Maharadjah». Nous nous aperçûmes rapidement que le producteur s'était servi de nos noms pour financer un film avec des moyens misérables et une organisation inexistante. Mais ma réputation était trop souillée pour que je puisse faire pencher la balance du bon côté et je fus tenu comme responsable de la médiocrité de ces bandes qui, en 1962, furent fusionnées sous le tire «L'Épouse blonde du Maharadjah».

De manière assez surprenante, «Le Tigre de Colombo» rapporta beaucoup d'argent. La compagnie Divina me proposa aussitôt de tourner trois autres films. «L'Espion de Tokyo», sensé relater l'histoire du célèbre Richard Sorge mais dont je ne pus maîtriser la réalisation, fut interdit par la censure pour "propagande communiste". Notre contrat tourna court.

Une firme de production de Berlin me proposa de tourner un film sur le thème de l'homosexualité. «Le troisième sexe» (1957), qui ne portait pas un regard défavorable aux homosexuels, fut interdit par la censure. Le producteur dut accepter des modification qui en retournèrent le propos afin d'obtenir les droits de distribution. A la suite de quoi l'on me reprocha mon homophobie!

Je ne pus jamais me remettre des assauts d'une presse liguée contre moi et me vis contraint d'accepter n'importe quoi. «Impudeur» (1958) est un film lamentable. «Ich werde auf Händen tragen» (1958) marqua ma dernière collaboration professionnelle avec Kristina Söderbaum. Je refusai une dernière proposition qui me sembla représenter le sommet de l'impudeur. Depuis, je n'ai plus réalisé de film.

Sur le tard de ma vie, je dois malgré tout reconnaître que, si Goebbels me fit passer des moments atroces, il m'a été donné de vivre sous l'ère hitlérienne, grâce à mon métier et à mon épouse, des heures d'un bonheur intense car ce fut durant cette période que je parvins à l'âge où un artiste atteint son zénith.

Documents

Avis aux lecteurs : En aucun cas, pour ne pas porter de jugement, cette page ne constitue pour autant une tentative de réhabilitation du plus célèbre réalisateur du cinéma nazi, après Leni Riefensthal. Certains propos tenus par l'auteur lui-même sont suffisamment édifiants pour pouvoir être aisément contestés, ne serait-ce que d'un simple point de vue humaniste. Aussi je n'entretiendrai aucune polémique de cet ordre avec quiconque, tout en acceptant les critiques dans le cadre fixé pour traiter ce sujet.

Sources : «Le Cinéma allemand selon Goebbels», autobiographie de Veit Harlan (1962), traduction française parue axu éditions France-Empire (1974), documents personnels, Imdb, plusieurs images glanées çà et là, dans divers ouvrages ou sur la toile, au cours de nombreuses années de vagabondage, et dont je n'ai pas toujours gardé trace de l'origine.

Veit Harlan : "L'Histoire ne manquera pas de condamner Goebbels, car il fut coupable de méfaits incommensurables. Mais je ne parle pas au nom de l'Histoire, je parle de ce dont j'ai été témoin." («Le Cinéma allemand selon Goebbels»)

© Veit Harlan, 1962, résumé par Christian Grenier, septembre 2007

(Ed.5.2.2 : 12-12-2009)