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En cette semaine de commémoration de l'armistice de la Première Guerre Mondiale, l'Encinémathèque vous présente quelques photographies tirées du film de Léon Poirier, «Verdun, Visions d'Histoire» (France, 1928). Survivent, en ce 11 novembre 2002, 68 soldats français ayant participé à ce conflit. Le plus jeune a aujourd'hui 100 ans (ce qui signifie qu'il avait 16 ans en 1918!) et le plus âgé 108 ans ! (PS: Le dernier devait mourir en 2008). La Seconde Guerre Mondiale fut essentiellement un conflit idéologique. En ce qui concerne les confrontations militaires, elle ne fut pas très sanglante pour l'Armée Française (ce ne fut pas le cas du côté allemand ou soviétique, de même que pour les populations civiles ou déportées). Par opposition, le Premier Conflit Mondial fit un véritable carnage parmi nos rangs. Pour s'en convaincre, il suffit de prêter attention aux longues listes de noms gravés sur les momuments aux morts de nos moindres petits villages. Pour la période 1914/1918, ils sont alignés en plusieurs colonnes, des dizaines de noms auxquels on en rajouta deux ou trois pour 1939/1945. Sur nos écrans, dès 1919, Abel Gance lançait un pavé dans la mare avec son film «J'Accuse». En 1928, Léon Poirier présentait une oeuvre tournée comme un documentaire, «Verdun, Visions d'Histoire», u n film à la fois patriotique et historique, qui demeure aujourd'hui un document essdentiel sur cette période noire. Dans les rôles des “Figures Symboliques”, on reconnaissait Albert Préjean, Sylvia Bataille ou encore Antonin Artaud. En 1931, Léon Poirier devait ajouter quelques scènes et sonoriser son film qui devenait alors «Verdun, Souvenirs d'Histoire». Christian Grenier, novembre 2002 |

« Après la Guerre ... »Il y a quelques années, France-Inter diffusait une émission intitulée "Lettres de Poilus", témoignages épistolaires des acteurs de ces terribles combats. C'est sur le même schéma que ce poème est composé. Le texte n'est pas tout a fait en concordance avec les images. En effet, la bataille de Verdun se déroula de février à décembre 1916, alors que l'histoire se termine en avril 1917, au Chemin des Dames.
Christian Grenier, lettre apocryphe composée en décembre 1998 |