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Ah ! Les beux jeudis de patronage où l'on projetait aux enfants que nous fumes ces vieilles bandes rayées dont nous ignorions encore qu'elles parcitiperaient de notre culture générale. Assis sur des bancs de bois ou, pour les premiers servis, sur d'inconfortables chaises métalliques qui n'avaient que l'avantage d'être individuelles, nous nous nourrissions de tartes à la crème, par gendarmes interposés, jusqu'a l'indigestion de nos jeunes prunelles rapidement satisfaites. A peine savions nous lire que les noms de Charlot ou de Laurel et Hardy faisaient sortir de nos poitrines de rouges-gorges des cris à la stridence justifiée par la promesse, jamais déçue, de francs moments de rigolade ! Et pourtant, nous devinions déjà derrière les fourberies du “petit homme au chapeau gris” quelques morceaux d'humanité qui ne tenaient pas seulement du rire … Une clef pour mieux appréhender la première strophe: Mabel, Mabel Normand, la première partenaire de Charles Chaplin lorsqu'il oeuvrait pour Mack Sennett. Christian Grenier |
« Le petit homme au chapeau gris … »
Christian Grenier, juillet 1998 |