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Galerie N° 47 : Bette Davis, "L'Insoumise" (1908 / 1989)

Le 5 avril 2008, on fêtera le 100ème anniversaire de la naissance de Bette Davis. C’est pour moi l’occasion de rendre hommage à une de mes actrices préférées.

Dans ses meilleurs rôles, elle est époustouflante et elle pouvait incarner aussi bien les créatures douces et effacées que les garces accomplies. Mais, même lorsque le film n’est pas bon ou que le réalisateur n’a pas eu assez de poigne pour brider ses excès, elle reste fascinante.

Curieusement, on a souvent dit de Bette Davis qu’elle n’était pas belle. Cette affirmation se doit d’être corrigée, même s’il est vrai qu’elle ne fut pas la plus jolie vedette de son temps et, qu’en vieillissant, les traits les moins gracieux de son visage s’accentuèrent.

Lorsqu’elle est apparue à Hollywood, elle n’avait sans doute pas la beauté classique de Garbo, le sex-appeal de Jean Harlow ou le charme mystérieux de Marlene Dietrich. Néanmoins, films et portraits de l’époque prouvent qu’elle n’avait pas à rougir de son physique. Si vous en avez l’occasion, visionnez par exemple la production de 1934, «Fashions of 1934». L’actrice y est “glamourisée” à l’extrême et y est ravissante. Si elle avait voulu, elle aurait alors pu continuer à se laisser façonner en poupée hollywoodienne. Mais serait-elle devenue l’actrice acclamée qu’on connaît ? On peut en douter.

Ce qu’elle désirait, c’était des rôles intéressants et elle n’hésitait pas, si la crédibilité de son interprétation l’exigeait, à s’enlaidir. Peu d’actrices de sa génération, qui étaient, pour la plupart, très soucieuses de leur apparence, ont été aussi loin qu’elle dans ce sens.

A la fin de «L’emprise», lorsque son personnage meurt de la tuberculose, c’est une véritable épave livide qu’on a sous les yeux. Dans «La vie privée d’Elizabeth d’Angleterre», elle rasa ses sourcils et une partie de ses cheveux pour incarner avec vraisemblance une reine âgée de plus de soixante ans, alors qu’elle-même n’en avait que trente et un. Lorsqu’elle joue une vieille fille complexée au début de «Une femme cherche son destin», on a droit à la vision d’une Bette Davis moche et mal fagotée. Quant à la Jane Hudson délabrée physiquement et psychologiquement de «Qu’est-il arrivé à Baby Jane ?», elle reste dans toutes les mémoires.

Voilà, je vous invite maintenant à découvrir une sélection de plusieurs cartes de ma collection illustrant quelques étapes du parcours de ce monstre sacré du 7ème Art.

Marlène Pilaete, avril 2008

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Ed.5.2.1 : 30-03-2010