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Galerie N° 16 : La galerie d'Yvan Foucart

Yvan Foucart, auteur du "Dictionnaire des comédiens français disparus" et éminent collaborateur du site L'Encinémathèque, a puisé dans ses souvenirs pour me livrer les noms de douze actrices qui l'ont particulièrement touché.

Il ne me restait plus qu'à choisir dans ma collection quelques cartes postales anciennes afin d'illustrer ses choix et de rédiger une mini-biographie de chacune de ces vedettes.

Je vous invite à découvrir le résultat, comme d'habitude magnifiquement mis en scène par Christian Grenier.

 

Marlène Pilaete, février 2005

Anouk Aimée

Anouk AIMEE (1932)

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Anouk Aimée (née à Paris, France) débute à l'écran en 1946.
  Elle devient une jeune vedette du cinéma français grâce à son interprétation dans «Les amants de Vérone» (1949).

Aussitôt après, elle tient en Angleterre le rôle féminin principal de «The Golden Salamander» (1950), aux côtés de Trevor Howard.
  Après ce brillant départ, elle a un peu de mal à confirmer les espoirs mis en elle.

Durant plusieurs années, elle tourne en France, en Grande-Bretagne, en Espagne et en Allemagne mais la plupart de ses films sont peu marquants. C'est probablement Alexandre Astruc qui lui offre alors ses rôles les plus intéressants dans «Le rideau cramoisi» (1952) et «Les mauvaises rencontres» (1955).
  A la fin de la décennie, sa cote remonte progressivement, notamment grâce à «Montparnasse 19» (1957) ou encore «La tête contre les murs» (1958).

Elle part ensuite en Italie pour être une des vedettes de «La dolce vita» (1960) de Federico Fellini, qui constitue une étape importante de sa carrière de star.
  Elle revient à l'avant-plan et le cinéma transalpin l'utilise à nouveau dans plusieurs productions, parmi lesquelles «L'imprevisto» (1961), «Sodoma e Gomorra» (1962), «8 ½» (1963), qui lui permet de retrouver Fellini, «Il successo» (1963), «Liola» (1964), «Le voci bianche» (1964), «La fuga» (1965), «Lo scandalo» (1966), …

Elle trouve en outre le temps d'être l'interprète de quelques films en France. Parmi ceux-ci, c'est sans doute «Lola» (1961) et «Un homme et une femme» (1966) qui tirent le mieux parti de sa beauté et de son talent.

Après «Un soir, un train» (1968) du réalisateur belge André Delvaux, elle tourne aux U.S.A. «Model Shop» (1969), «The Appointment» (1969) et «Justine» (1969), qui ne remportent pas le succès escompté.
   A la suite de son mariage avec Albert Finney (dont elle divorcera en 1978), elle se retire durant quelques années.

Elle fait son retour dans «Si c'était à refaire» (1976). Dès lors, elle travaille principalement en France («Mon premier amour» (1978), «Qu'est-ce qui fait courir David ?» (1982), «Viva la vie» (1984), «Un homme et une femme : vingt ans déjà» (1986), «Les marmottes» (1993), «Dis-moi oui» (1994), «1999 Madeleine» (1999), «Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants» (2003), …

On la voit aussi, notamment, dans quelques films italiens, comme «Salto nel vuoto» (1980) qui lui vaut un prix d'interprétation au festival de Cannes.

Marlène Pilaete
(Ed.6.1.1 : 21-2-2013)