SIAMO DONNE

Galerie N° 11 : La Galerie d'Alfred Teckel

Partons à la découverte de la sélection de onze vedettes d’un jeune visiteur qui, bien qu’il s’en défende un peu, possède de solides connaissances dans le domaine du cinéma de la grande époque.

En effet, à côté de superstars comme Greta Garbo ou Katharine Hepburn, il a également choisi de mettre à l’honneur des actrices un peu oubliées comme Virginia Bruce ou Virginia Weidler.

L'énoncé des autres éléments de son choix témoigne également d’un bel éclectisme : Louise Brooks, Claudette Colbert, Joan Fontaine, Eve Francis, Alla Nazimova, Renée Saint-Cyr et Sylvia Sidney.

J’ai donc puisé dans ma collection de cartes postales anciennes afin de lui offrir un peu de leur beauté, de leur talent, de leur présence dont il parle si bien dans son texte de présentation.

Marlène Pilaete, août 2004

Greta Garbo

Greta GARBO (1905 / 1990)

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Greta Garbo (née à Stockholm, Suède) débute à l'écran dans un film publicitaire en 1920 mais obtient son premier véritable rôle dans «Luffar-Peter» (1922).

Elle est ensuite révélée au public grâce à «Gösta Berlings Saga» (1924) de Mauritz Stiller.
  Après «Die freudlose Gasse» (1925) de G.W.Pabst, tourné en Allemagne, elle part pour Hollywood, engagée par la M.G.M.
  Son premier film américain, «The Torrent» (1926) en fait une star.

Son prestige s'accroît d'année en année et elle ne tarde pas à devenir une des icônes de son époque et une des actrices les plus mythiques de l'histoire du cinéma.
  Elle est alors l'interprète de, entre autres, «The Temptress» (1926), «Flesh and the Devil» (1927), «Love» (1927), «The Mysterious Lady» (1928), «A Woman of Affairs» (1928), «The Kiss» (1929), …
Elle réussit son passage au parlant avec «Anna Christie» (1930), qu'elle tourne en double version, anglaise et allemande.
  Elle poursuit ensuite sa carrière avec, notamment, «Susan Lenox : Her Fall and Rise» (1931), «Mata Hari» (1931), «Grand Hotel» (1932), «Queen Christina» (1933), «Anna Karenina» (1935), «Camille» (1936), …

En 1938, elle fait partie de la liste des vedettes considérées comme des “poisons du box-office” établie par des exploitants de salle américains.
  En effet, alors que sa popularité est toujours très importante en Europe, sa cote commerciale est en baisse aux U.S.A.
  Pour y remédier, la M.G.M. lui offre «Ninotchka» (1939), réalisé par Ernst Lubitsch et lancé sous le slogan “Garbo rit”, qui révèle le côté plus léger de sa personnalité et remporte un grand succès.
  Afin qu'elle puisse consolider l'impression favorable laissée par ce film, la firme essaie ensuite de transformer l'image de la star pour qu'elle s'accorde d'avantage aux goûts du public américain.
  Malheureusement, «Two-Faced Woman» (1941), la comédie réalisée dans ce but, n'est pas une réussite.

Après ce faux-pas, l'actrice prend ses distances avec le monde du cinéma.
  Cette retraite s'avère au fil des ans définitive, aucun des projets de la faire revenir à l'écran n'aboutissant.

Marlène Pilaete
(Ed.6.1.1 : 6-2-2013)