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Galerie N° 7 : La galerie d'Éric Meunier

Il y a deux mois, j’invitais les visiteurs de l’Encinémathèque à me communiquer les noms d’actrices qu’ils aimeraient voir figurer dans ma rubrique mensuelle. Jusqu’à présent, deux internautes m’ont fait parvenir leurs listes.

Voici les éléments de cette sélection : Renée Adoree, Clara Bow, Claudia Cardinale, Lillian Gish, Veronica Lake, Myrna Loy, Colleen Moore, Musidora, Edna Purviance, Gene Tierney, Pearl White et Fay Wray.

Vous allez découvrir aujourd’hui la très intéressante sélection d’Éric Meunier, qui fait notamment la part belle au cinéma muet, qu’il apprécie beaucoup.

Quel plaisir pour moi, grâce à ses choix, de pouvoir par exemple rendre hommage à Clara Bow, qui figure aussi dans mon panthéon personnel. J’en profite pour remercier ici Eric de ses compliments sur mon travail. Que celui-ci soit apprécié par des passionnés est une belle récompense.

Je terminerai en lançant ce message aux autres cinéphiles surfant sur ce site : ne soyez pas timides et envoyez-moi aussi vos suggestions.

Marlène Pilaete, avril 2005

Edna Purviance

Edna PURVIANCE (1895 / 1958)

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Edna Purviance (née à Paradise Valley, U.S.A.) est découverte en 1915 par Charlie Chaplin et, jusqu’en 1923, est la vedette féminine de la plupart des films qu’il réalise, parmi lesquels «A Night Out» (1915), «The Tramp» (1915), «Burlesque on Carmen» (1916), «Behind the Screen» (1916), «The Immigrant» (1917), «A Dog’s Life» (1918), «Shoulder Arms» (1918), «A Day’s Pleasure» (1919), «The Kid» (1921), «Payday» (1922), «The Pilgrim» (1923), …

En 1923, il lui offre le rôle principal de «A Woman of Paris», dans lequel il ne fait qu’une fugitive apparition non créditée.
  Elle ne retire malheureusment pas grand bénéfice de l’entreprise car le film n’est pas un succès commercial.

Au début de 1924, elle est mêlée à un scandale.
  Le jour de l’an, elle est en effet présente aux côtés de son amie Mabel Normand lorsque le chauffeur de celle-ci tire sur le millionnaire Courtland Dines, chez qui elles étaient invitées.

Elle est ensuite absente des écrans durant quelque temps.

Elle retrouve le chemin des studios en tournant en 1926 «A Woman of the Sea», réalisé par Josef von Sternberg à la demande de Chaplin.
  Mais celui-ci, pour des raisons encore mal éclaircies, décide de ne pas distribuer le film.

Après avoir été en France la star de «Education de Prince» (1926), elle disparaît de l’univers du cinéma.

Néanmoins, Chaplin, peut-être en souvenir de l’idylle qu’il eut avec elle au début de leur association, la garde sous contrat et continue à lui verser un salaire durant de longues années.
  Selon certaines sources, il l’aurait également fait participer en tant que figurante à «Monsieur Verdoux» (1947) et à «Limelight» (1952).

Marlène Pilaete
(Ed.6.1.1 : 28-1-2013)