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Charles COBURN (1877 / 1961)

Charles COBURN (1877 / 1961)

Acteur américain, né le 19 juin 1877, à Savannah (Géorgie). Décédé le 30 août 1961, à New York.

Cirage au bec, monocle sur l'oeil droit (par nécessité physique réelle), calvitie de plus en plus prononcée au fil des ans, Charles Coburn demeure incontestablement, cinquante ans après sa disparition, une figure vivante des amateurs du cinéma américain des années 30 à 50.

D'origine irlandaise par sa mère et écossaise par son père, Charles Coburn (aucune parenté avec le “mercenaire” James CoburnJames Coburn) passe son enfance à Savannah, Georgie. Jeune homme, il dégote un petit boulot au théâtre de la ville. Homme à tout faire, il fait l'ouvreur, vend les programmes et joue l'aboyeur sur le pas de la porte. Gravissant peu à peu les marches de la reconnaissance, il devient gérant et acteur de théâtre. Après avoir fait ses débuts à Broadway (1901), il fonde une troupe avec la comédienne Ivah WillsIvah Wills (1905) qui deviendra sa première épouse.

Au décès d'Ivah, Charles s'installe à Los Angeles et entame, à l'approche de la soixantaine, une longue et valorisante carrière d'acteur de cinéma.

Si son premier film important, «Of Human Hearts» (1937), est un mélodrame familial, c'est la comédie qui constituera l'essentiel de son nouveau parcours. Citons «The Lady Eve/Un coeur pris au piège» (1941) avec Barbara Stanwyck et Henry FondaHenry Fonda, «The Devil and Miss Jones/Le Diable s'en mêle» (1941, nomination à L'Oscar) avec Jean ArthurJean Arthur, «Le Ciel peut attendre» (1943) avec Gene Tierney et Don Ameche, «Together Again/Coup de foudre» (1944) avec Irene Dunne et Charles Boyer, etc. Dans ce domaine, il donnera la réplique à quelques spécialistes du genre, comme Bob HopeBob Hope («Road to Singapore», 1940) ou Donald O'ConnorDonald O'Connor («Yes, Sit, That's my Baby/Nous les hommes», 1949).

Mais l'on retiendra essentiellement ses deux intrusions en vieillard émoustillé dans le monde fantaisiste de Howard Hawks : «Monkey Business/Chérie, je me sens rajeunir» (1952) en patron de Cary Grant, et «Les hommes préfèrent les blondes» (1953) en diamantaire en goguette que Marilyn Monroe s'imagine la tête enserré dans un énorme caillou vert ! C'est pourtant une comédie moins connue chez nous, «Plus on est de fous ...» (1943) qui lui aura valu, en 1944, l'Oscar du meilleur acteur de second plan.

Ne mésestimons pas les apparitions de Charles Coburn dans des films plus “sérieux” : «Lord Jeff/Barreaux blancs» de Clarence Brown (1938) et «Le procès Paradine» d'Alfred Hitchcock (1947) ne sont pas des opus négligeables; les récits biographiques «The Story of Alexander Graham Bell» (1939), «Stanley et Livingstone» (1939), «La vie de Thomas Edison» (1940) et «Wilson» (1944) viennent confirmer l'ecclectisme de son jeu; enfin, «Les vertes années» de Victor Saville (1946), lui vaut sa seconde nomination non concrétisée pour la course à l'Oscar.

Dans les années d'après guerre, Charles Coburn fut le vice-président de la "Motion Picture Alliance for the Preservation of American Ideals", un organisme d'inspiration maccarthyste destiné à lutter contre l'infiltration communiste dans les milieux cinématographiques et dont l'un des présidents ne fut autre que John Wayne, son partenaire dans «Three Faces West/Les déracinés» (1940) et «Trouble along the Way/Un homme pas comme les autres» (1953).

Bien qu'essentiellement acteur de second plan, Charles Coburn a laissé son étoile sur le fameux Hollywood Walk of Fame. Il fut l'époux d'Ivah Wills de 1906. Ils eurent 6 enfants dans les 7 premières années de leur mariage. Il épousa en secondes noces (1959) Winifred Natzka, qui lui donna une fille, Stephanie, et dont il divorcera en 1961, quelques semaines avant de succomber à une crise cardiaque.

Sur les 96 films auxquels il a participé, nous l'avons repéré pour vous dans :

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1937OF HUMAN HEARTS   
1938YELLOW JACK , de George B.SEITZ  
1938LORD JEFF (Barreaux blancs)   
1939THE STORY OF ALEXANDER GRAHAM BELL (Et la parole fut)   
1939IDIOT's DELIGHT (La sarabande des pantins)   
1939MADE FOR EACH OTHER (Le lien sacré)   
1939IN NAME ONLY (L'autre)   
1939STANLEY AND LIVINGSTONE (Stanley et Livingstone)   
1940EDISON, THE MAN (la vie de Thomas Edison)   
1940FLORIAN , de Edwin L.MARIN  
1940THE CAPTAIN IS A LADY   
1940THREE FACES WEST/THE REFUGE (Les déracinés)   
1941THE LADY EVE (Un coeur pris au piège)   
1941THE DEVIL AND MISS JONES (Le diable s'en mêle)   
1941H.M.PULHAM, ESQ.   
1942KINGS ROW (Crimes sans châtiment)   
1943THE MORE THE MERRIER (Plus on est de fous...)   
1943THE CONSTANT NYMPH (Tessa, la nymphe au coeur fidèle)   
1943HEAVEN CAN WAIT (Le ciel peut attendre)   
1943PRINCESS O'ROURKE (La petite exilée) , de Norman KRASNA  
1943MY KINGDOM FOR A COOK , de Richard WALLACE  
1944KNICKERBOCKER HOLIDAY , de Harry Joe BROWN  
1944THE IMPATIENT YEARS , de Irving CUMMINGS  
1944TOGETHER AGAIN (Coup de foudre)   
1945A ROYAL SCANDAL (Scandale à la cour)   
1945RHAPSODY IN BLUE (Rhapsodie en bleu)   
1945OVER 21   
1945SHADY LADY , de George WAGGNER  
1945COLONEL EFFINGHAM'S RAID   
1946THE GREEN YEARS (Les vertes années)   
1947THE PARADINE CASE (Le procès Paradine)   
1948B.F.'S DAUGHTER (L'indomptée)   
1948GREEN GRASS OF WYOMING , de Louis KING  
1949IMPACT , de Arthur LUBIN  
1949YES SIR, THAT'S MY BABY (Nous les hommes)   
1949THE DOCTOR AND THE GIRL , de Curtis BERNHARDT  
1949THE GAL WHO TOOK THE WEST (La belle aventurière) , de Frederick de CORDOVA  
1950LOUISA (Louise)   
1950PEGGY (Le tournoi de la rose)   
1951THE HIGHWAYMAN (Le chevalier au masque de dentelle)   
1952HAS ANYBODY SEEN MY GAL? (Qui donc a vu ma belle?)   
1952MONKEY BUSINESS (Chérie, je me sens rajeunir)   
1953TROUBLE ALONG THE WAY (Un homme pas comme les autres)   
1953GENTLEMEN PREFER BLONDES (Les hommes préfèrent les blondes)   
1954THE ROCKET MAN   
1955HOW TO BE VERY, VERY POPULAR , de Nunnally JOHNSON  
1956AROUND THE WORLD IN 80 DAYS (Le tour du monde en 80 jours)   
1957TOWN ON TRIAL (Traqué par Scotland Yard)   
1957HOW TO MURDER A RICH UNCLE (Comment tuer un oncle à héritage) , de Nigel PATRICK  
1959THE REMARKABLE Mr.PENNYBAKER , de Henry LEVIN  
1959STRANGER IN MY ARMS (Les lâches meurent aussi)   
1959JOHN PAUL JONES (John Paul Jones, maître des mers)   

(Filmographie sélective)

© Christian Grenier
Ed.6.3.2 : 5-3-2014