
![]() | ||
Yvette LEBON (1910)Yvette LEBON (1910)Actrice française, née Simone Lebon, le 14 août 1910, à Paris. Fille d'un papa ferblantier et d'une maman repasseuse, Yvette Lebon naît à Paris à un jet de pierre de la place de la République, encore bien dépourvue d'automobiles. Son suivi scolaire est assez dissipé, Yvette rêvassant le plus souvent à une carrière de comédienne.
Sans avoir suivi des cours d'art dramatique, elle fréquente les studios de cinéma et réussi en 1931 quelques apparitions dans deux films produits par la Paramount française dont le héros n'est autre que Henri Garat Les films s'enchaînent. Jean Dréville l'emmène en Italie, à Pise, où il lui confie le premier rôle de son «Coup de vent» (1935). Elle enchaîne avec «Divine» (1935), une comédie dramatique spécialement écrite pour l'écran par Colette et mise en scène par un Max Ophüls souvent mieux inspiré. Sa carrière est lancée. Elle est aimée des chanteurs : petite dactylo, elle enflamme le coeur de Tino Rossi Elle gagne les studios de Joinville pour «Gibraltar» de Fédor Ozep, film d'espionnage pour lequel elle incarne la jeune héroïne romanesque et sentimentale tout au bonheur de ses rêves auprès d'un fringant agent secret interprété par Roger Duchesne En octobre 1940, Sacha Guitry Le parcours amoureux d'Yvette croise alors celui du producteur Nat Wachsberger, s'illumine d'un coup de foudre et se concrétise par un mariage le 22 février 1948 à New York. Ce n'est que six ans plus tard, qu'elle reprendra le chemin des studios, qui ne seront pas ceux de Joinville ou de Nice, mais ceux de Cinecittà, pour un historique «Il boia di Lilla/Milady et les mousquetaires» (1952) où notre ex-ingénue nous apparaît toujours aussi belle, mais perverse et rusée sous les traits d'une Milady qui finira par offrir son joli cou de cygne au bourreau de Lille. Suivent «Il cavaliere di Maison Rouge/Le prince au masque rouge» (1954) pour lequel elle fomente sans succès l'évasion de la reine Marie-Antoinette; puis un péplum, chose courante pour l'époque et qu'elle ne peut éviter, «Ulysse contre Hercule» (1962) avec un Georges Marchal Yvette revient en France pour y terminer sa carrière avec notamment une participation dans la co-production franco-italo-espagnole «Le vicomte règle ses comptes» (1966). Enfin, dans «La cavale» (1971), son dernier film, elle incarne, auprès de Juliet Berto Fidèle, elle habita longtemps dans “son” seizième arrondissement de Paris avant d'apprécier définitivement le soleil bénéfique de la riviera d'azur. Sur les 41 films auxquels elle a participé, nous l'avons repérée pour vous dans : (Filmographie sélective) Ed.6.1.1 : 14-4-2012 | ||